Les actus

F1 Elite
Drioll couv

Driollet : « Une furieuse envie de montrer »

Après six saisons sous les couleurs de Provence Rugby, Alexis Driollet raccrochait l’an dernier les crampons suite à des commotions cérébrales à répétition. Passé par Grenoble et le CSBJ, le combattant « Driol’  » aura tout connu, ou presque, avec le club d’Aix-en-Provence. Après Sébastien Bisciglia, c’est au tour de l’ancien troisième ligne de nous livrer ses souvenirs des phases finales. 

Tu as joué plusieurs fois la montée en ProD2 avec Provence Rugby, dans quel état d’esprit étais-tu avant ces matchs qualificatifs ?
Lors des deux saisons où j’ai joué les phases finales avec Provence Rugby, on a débuté le championnat dans la peau des favoris pour la montée pour se retrouver ensuite, dans la position des outsiders avant d’attaquer les matchs qualificatifs. Deux situations qui présentent des similitudes avec celle du club aujourd’hui. Mais quand les joueurs sont dans cette position, ils ont la volonté de montrer à tous qu’ils ont leur place au cran supérieur, même si les choses ne se sont pas passées exactement comme ils voulaient durant la saison régulière. Il y a forcément une certaine pression sur les épaules des gars avant d’aborder ces matchs, mêlée à une furieuse envie de montrer qu’ils ont leur place plus haut.

« Ne pas calculer et foncer »

Ce sont des matchs qui ont une saveur particulière par rapport à la saison régulière…
Ce sont souvent des matchs tendus qui se jouent sur une pénalité, une passe ou une mêlée. Il n’y a que très rarement des écarts importants à ce niveau de la compétition. La grande difficulté avec les confrontations aller-retour et de gérer la semaine de battement entre les deux rencontres. On peut facilement réfléchir à beaucoup de choses, tomber dans les calculs et sortir complètement du match.  Tu peux trouver beaucoup d’arguments pour ne pas forcément penser au match et essayer de te rassurer, de t’enlever de la pression. Tu ne fais que réfléchir alors qu’à un moment donné il faut juste te dire de foncer. Ce n’est certainement pas en faisant des calculs d’apothicaire que tu vas aller jusqu’au bout.

Drioll 1

 

Tu as accédé deux fois à la ProD2 avec Provence Rugby, quel est ton souvenir le plus intense ?
J’ai plusieurs moments en tête. Je pense notamment à un match lors d’un quart de finale contre Perigueux (en 2009) et une pénalité en coin à quarante mètres qui nous envoie disputer les demi-finales dans les dernières secondes. On se voyait déjà éliminés et Antoine Lescamel tape un coup de pied venu d’un autre monde qui nous permet de poursuivre l’aventure. Toujours une histoire de pénalité, mais en 2014 cette fois-ci, c’est Sylvain Bouillon qui joue le sauveur. On perd en Savoie au match aller (24-10) et c’est lui qui inscrit la pénalité (27 à 12) qui nous permet de jouer en ProD2 l’année suivante.

728x90-pr-prod2

Et inversement, ton pire souvenir ?
Avec Provence Rugby, j’ai eu la chance de monter deux fois en ProD2, mais la défaite contre Lannemezan en finale du Trophée Jean-Prat était un peu difficile à digérer.

« Faire taire les critiques et se donner à fond »

Si tu étais dans le vestiaire samedi, que dirais-tu aux joueurs ?
Je dirais que les seuls acteurs, c’est nous ! Les critiques négatives sont compréhensibles, mais elles doivent nous servir à « faire chauffer le four ». A un moment donné il faut se dire que nous sommes fiers et qu’il faut changer le regard des gens qui nous critiquent en se donnant à fond sur terrain.

Tu as arrêté ta carrière à la fin de la saison dernière, notamment pour protéger ta santé, comment vas-tu depuis ?
Je gère très bien ma fin de carrière. J’ai quelques douleurs aux cervicales dues aux coups reçus, mais rien de grave. J’ai la chance d’avoir des projets aussi passionnants et qui me font autant vibrer que quand j’étais sur un terrain de rugby. C’est donc un virage que je négocie plutôt de manière heureuse.

728x90-pr-prod2

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *