« On a une marge de progression importante »
Le pilier gauche de Provence Rugby arrivé de Vannes à l’été 2018 s’apprête à affronter ses anciens partenaires ce vendredi à Maurice David. Il revient pour nous sur sa première année au club, son début de saison mais également son parcours en jeune avec l’Equipe de France.
Tu entames ta seconde saison à Provence Rugby, raconte nous comment s’est passée ta première année au club ?
J’ai découvert un club dans lequel je me retrouve au niveau des valeurs et dans lequel je prends du plaisir à jouer. Du jeu en mouvement dans lequel je peux faire valoir mes qualités de déplacement. J’ai essayé de grappiller le maximum de temps de jeu.
Comment tu vois ce début de saison avec deux défaites après un départ tonitruant ?
Moi je suis assez détaché de ça finalement. Je ne vais pas juger notre classement par rapport aux quelques matchs qu’on a faits. En fait, j’aime bien juste voir ce qu’on est capable de faire et comment on ressent notre rugby. On n’est pas encore à notre top-niveau mais on a une marge de progression qui est énorme.
« On n’est pas encore à notre top-niveau »
Comment vous vous sentez cette semaine avant Vannes ?
Moi je suis un grand partisan du travail donc je pars du principe que quand on travaille régulièrement, on est récompensé. Pour moi en plus, c’est un match particulier car j’ai fait un an là-bas avant d’arriver à Aix. Je garde de bonnes relations avec eux mais ça sera après le match car aujourd’hui on est des adversaires.
Plus personnellement, même si tu as joué en jeune avec l’Equipe de France, tu es né en Biélorussie raconte nous ton parcours ?
Effectivement, je suis né en Biélorussie, je suis arrivé en France à 11 ans en Alsace. C’est une région qui n’est pas forcément rugby de base et j’ai découvert ce sport là-bas en UNSS. Quelque part, ça a quand même été une chance car il y avait moins de concurrence et comme j’avais un physique plutôt atypique pour mon âge, j’ai pu jouer là-dessus et être sélectionné dans l’équipe régionale, faire des tournois et intégrer le Pôle Espoir de Dijon. C’est là que j’ai eu mes premières sélections en équipe de France.
« J’avais un physique atypique pour mon âge »
Tu as justement pu remporter le Grand Chelem en 2014 avec l’Equipe de France -20 ans, ça reste de grands souvenirs ?
On a gagné Le Tournoi des Six Nations et on a également pu participer à la Coupe du Monde en Nouvelle Zélande. Ce n’est que du positif et des supers souvenirs qu’on garde.
Il y a des joueurs de ta génération qui sont justement partis à la Coupe du Monde au Japon ?
Il y en a quelques-uns mais plus généralement je vais citer ceux qui ont fait des apparitions en Équipe de France. Je peux parler de Felix Lambey avec qui je jouais, François Cros, Baptiste Serin, Yacouba Camara… C’est une génération qui est en train d’émerger et ça fait toujours plaisir de me dire que j’ai joué avec eux pour pourquoi pas un jour retourner à ce niveau-là.
« C’est une géneration qui est en train d’émerger »
Même si tu es aujourd’hui pro et à fond pour le rugby, on sait que tu as poursuivi pendant longtemps tes études, c’était important pour toi ?
J’aime bien avoir quelque chose de concret et pas uniquement un diplôme. C’est pour ça que je suis allé en STAPS jusqu’à ma première année de Master avant d’enchaîner sur une année en école de commerce. Tout ça, ça fait aussi rencontrer des gens, échanger et c’est plutôt quelque chose qui me correspond sans que cela n’empiète sur mon rugby.

