Provence Rugby s’est incliné ce soir à Brive (24-17), au terme d’un match engagé, où l’indiscipline provençale ( 4 cartons jaunes) et l’efficacité corrézienne sur ballons portés auront pesé lourd dans la balance.
FICHE TECHNIQUE
Brive 24 – 17 Provence Score à la mi-temps : 17 – 5. Arbitre : Adrien Marbot. Stadium Municipal.
Pour Brive : 3 essais (de pénalité 26′, Usarraga 38′, Sadrugu 68′), 2 transformations (Bosch 38′, 68′), 1 pénalité (Bosch 17′). Cartons : Usarraga (jaune, 43′).
Pour Provence Rugby : 3 essais (Lapegue 2′, Pifeleti 46′, Piazzoli 76′), 1 transformation (Gopperth 46′). Cartons : Wegrzyn (jaune, 25′), Sauveterre (jaune, 26′), Mallez (60′), Dufour (jaune, 79′).
Composition des équipes
Brive : Chauvac, Da Silva, Van der Merwe – Marais, Usarraga – Tuivuaka, Lawes, Vosayaco – Ferté (m), Olding (o, cap.) – Dridi, Shvelidze, Moroni, Biasotto – Bosch. Remplaçants : Hamel, Fraissenon, Mikautadze, Maximin, Sadrugu, Verdu, Pimienta, Abdaladze.
Provence Rugby : Wegrzyn, Sauveterre, Francis – Youyoutte, Rodda – Piazzoli, Gambini, Harrison (cap.) – Viallard (m), Gopperth (o) – Cellio, North, Bainivalu, Lapegue – Soulan. Remplaçants : Pifeleti, Vernet, Dufour, Jalagonia, Coville, Finau, Drouet, Mallez.
LE FILM DU MATCH : Un combat intense et quelques regrets
Il y avait de l’enthousiasme, de l’énergie, et un parfum de rendez-vous important dans l’air corrézien ce vendredi soir. Provence Rugby, bien décidé à confirmer sa place dans le haut du tableau, a pourtant chuté à Brive (24-17), dans un match où les occasions n’ont pas manqué… mais où l’indiscipline aura fini par tout faire basculer.
Le début de rencontre est pourtant idéal. À peine deux minutes de jeu, et déjà la lumière : défense agressive, ligne bien en place, et Piazzoli qui intercepte. L’action se prolonge sur un deux-contre-un parfaitement joué et Lapègue termine en coin. Son 17e essai de la saison – ce qui fait de lui le meilleur marqueur de Pro D2. Une entrée en matière parfaite.
Mieux encore : dans les premières minutes, les Noirs s’installent, contestent, défendent avec justesse. Youyoutte gratte un ballon à 10 mètres de l’en-but. Le plan de jeu semble bien en place, l’état d’esprit est là.
Mais peu à peu, Brive impose sa densité. Et à la 25e minute, le match bascule. Deux fautes consécutives, deux cartons jaunes (Wegrzyn puis Sauveterre), une double infériorité numérique, et une pénalité transformée en essai de pénalité. Dans la foulée, les avants corréziens enfoncent le clou sur ballon porté. 14 points encaissés en moins de 10 minutes. À la mi-temps, le tableau d’affichage affiche 17-5. Frustrant, car les Noirs n’ont pas été dominés dans le jeu courant, mais auront payé cash ces dix minutes sous pression.

Au retour des vestiaires, Provence Rugby repart avec de l’envie. Coville dynamise, Gambini s’arrache, et après un carton jaune pour Brive, Kapeli Pifeleti surgit sur une pénalité jouée à la main pour aplatir. L’essai est validé après arbitrage vidéo. Gopperth transforme : 17-12. Le match est relancé.
Provence Rugby pousse, encore. Finau traverse, Soulan franchit, Coville joue au pied… mais l’essai ne vient pas. À la 55e, Thomas Vernet est stoppé à deux mètres de l’en-but. L’action suivante voit Paul Mallez écoper d’un nouveau carton jaune. Le troisième du match côté Provence, avant un quatrième (Dufour, 79e). Difficile de prétendre à la victoire avec autant de passages à 14.
Brive continue d’appuyer là où ça fait mal : la touche. Sur un nouveau ballon porté, Sadrugu s’écroule dans l’en-but (68’), Olding transforme : 24-12.
Mais les Noirs refusent de lâcher. À la 76e, un nouveau maul provençal fait mouche, et c’est Piazzoli qui conclut. Provence Rugby revient à 7 points. Il reste quelques minutes pour rêver, pour inverser le sort. Une dernière munition s’offre même aux Noirs après la sirène… mais le lancer n’est pas droit. Rideau.
Trois essais inscrits à l’extérieur, une vraie capacité à se battre jusqu’au bout, mais aussi une dose trop importante de frustration. Celle des occasions manquées. Celle de l’indiscipline (4 cartons jaunes). Et celle d’un match que l’on n’a pas eu le sentiment de subir, mais que l’on n’a pas su gagner.
La course aux phases finales continue. Il reste trois journées. Rien n’est joué.