Aujourd’hui, notre rubrique L’intervieweur interviewé nous emmène dans les locaux du Républicain de l’Essonne, hebdomadaire francilien, pour qui Aymeric Fourel suit l’actualité sportive. Il relate, depuis 1998 et l’époque Fédérale 2, l’actualité du Rugby Club Massy Essonne. Et est donc forcément un spectateur attentif de ce club dont il confirme la réputation de machine à former de bons joueurs. Interview. De l’intervieweur…
Aymeric, quels sont les échos après la défaite de Massy à Tarbes la semaine dernière ?

« Tous les Géorgiens sont partis »
Du coup, en perdant à l’extérieur, Massy a forcément la pression à domicile…
L’objectif c’est d’être dans les cinq premiers. En gros, pour en faire partie, il ne faut pas perdre un match à la maison et faire quelques coups à l’extérieur. Ce match contre Aix-en-Provence est à gagner obligatoirement pour ne pas se laisser décrocher. Il y a déjà des écarts qui se creusent.
Massy peut en tout cas compter sur une formation dont les mérites sont très souvent reconnus…
Sur la dernière feuille de match, il y avait 6 joueurs formés au club. Mais cette saison, l’équipe dans son ensemble est très jeune. Selon le Président (François Guionnet, ndlr), cette équipe est meilleure que la saison dernière.
Mais l’équipe n’est-elle pas entrée dans un nouveau cycle avec le départ de nombreux joueurs du paquet d’avants ?
C’est exactement ça. Dans le sillage de l’entraîneur des avants, tous les Géorgiens sont partis, comme quelques joueurs qui n’avaient pas convaincu. Il y a eu un renouvellement de l’effectif très important cet été.
Camara, Macalou et Cancoriet comme derniers joyaux
Le club peut en tout cas compter sur quelques pépites, avec des internationaux des Moins de 20 ans…

Comment Massy arrive à récupérer ces joueurs-là et, surtout, à les fidéliser ?
Par exemple, trois joueurs sont arrivés la saison dernière : Benjamin Dumas, Baptiste Delage et Geoffrey Sella (le fils de Philippe Sella, ndlr). Ils ont connu des clubs pros en tant qu’Espoirs, ils ont un gros bagage technique… Des joueurs comme ça, savent qu’ils vont avoir leur chance et qu’il vaut mieux être titulaire en Fédérale 1 que de ne pas jouer en Pro D2. Et aussi, il y a un manager, Didier Faugeron, qui s’appuie beaucoup sur ce type de joueurs, il aime les aguerrir pour le haut niveau.
« le match sera équilibré »
Cela fait longtemps que Massy et Provence Rugby se croisent sur les terrains, de Fédérale 1 et Pro D2. Comment vois-tu les choses ?
J’ai l’impression que les choses s’inversent. En 2014, Massy avait battu Aix-en-Provence (en ¼ de finale du Jean-Prat). Mais depuis, Provence Rugby est monté en Pro D2. Aujourd’hui, en termes de puissance financière, de groupe de joueurs, je pense qu’il y a avantage Aix-en-Provence. Après, sur un match, on ne sait jamais, surtout que Massy a tendance à montrer son vrai visage face à des équipes plus fortes… Je pense que le match sera équilibré même si j’ai cru lire que Marc Delpoux avait fait tourner lors du dernier match… Ça risque de piquer un petit peu pour Massy.
Ce club de Massy, en tout cas, semble respirer la sérénité.
J’ai eu le président mardi dernier. Sur un plan comptable, il est satisfait. Au classement britannique, Massy a deux victoires bonifiées et deux défaites à l’extérieur, ils sont dans les clous. Et sur le jeu pratiqué, il est agréablement surpris, les jeunes s’intègrent bien… Le président n’est pas quelqu’un qui rue dans les brancards. Pour lui, l’équipe est plus forte que la saison dernière et reste persuadé que l’équipe finira dans les cinq premiers. Tout en étant conscient qu’au niveau financier, il est loin des meilleurs comme Nevers et Provence Rugby.