Verdy : « jouer le maintien, c’est très formateur »

Il est du genre à passer inaperçu. Loin des standards de l’archétype du rugbyman moderne, Loïc Verdy démontre pourtant que l’on peut jouer au rugby à haut niveau sans être un monstre physique. Mieux : lorsqu’il joue, il fait à chaque fois partie des meilleurs plaqueurs de son équipe. Face à Lyon, ce faux calme à la tête bien pleine fut même le meilleur dans ce domaine-là ainsi que le plus performant dans les déblayages. Des chiffres, et une hyperactivité, qui ont convaincu le staff technique de lui faire confiance pour cette rencontre primordiale face à Dax. Nous sommes donc logiquement allés à la rencontre du vice-champion de France Espoirs 2015 (avec le Stade Toulousain). Interview.

 

 

De l’extérieur, on a senti une semaine d’entraînement plus tendue à l’approche de ce match capital. Tu confirmes ?

Oui, c’est sûr. C’est un match particulier et puis on sort d’un match contre Lyon où on prend 36 points. Là, les deux équipes ont un besoin absolu de points, ça rend la chose compliquée. Donc oui, un peu de stress, d’appréhension, et beaucoup de nervosité parce qu’on a envie de bien faire. On a envie de montrer ce qu’on peut faire et de se rassurer.

Cette défaite à Lyon était quasiment inéluctable. Pourtant on a senti qu’elle vous avait touchés…

verdy provence rugbyOuais, aussi par rapport au match aller (Provence Rugby avait perdu 60 à 8 à domicile). On avait à cœur de montrer notre vrai visage. Dans un premier temps, ça c’était important. Ensuite, même si je suis d’accord que c’était très difficile d’aller gagner là-bas, voire impossible, lorsqu’on a réussi à jouer, on les a mis en difficulté. On a pu les mettre un peu dans le doute lorsqu’on a envoyé beaucoup de jeu, surtout en deuxième mi-temps. Donc il y a eu des regrets par rapport à ça. La dernière chose, c’est que nous n’avons pas réussi à répondre présent sur certaines phases alors qu’on s’était dit que ces phases clés étaient capitales pour préparer ce match face à Dax.

Une défaite face à Dax serait-elle rédhibitoire en vue du maintien ?

Rédhibitoire, non, parce que tant que ce ne sera pas fini on jouera le coup à fond. Mais c’est sûr qu’avec une défaite, on sera contraints d’aller faire des exploits à l’extérieur alors que pour l’instant, on n’en a pas fait un. Donc on sait que ça sera très compliqué dans ce cas-là. C’est pour ça qu’il nous faut la victoire à tout prix demain soir.

C’est ta première saison en tant que joueur professionnel. Que penses-tu de cette saison pour l’instant ?

Pour une première année, c’est une saison intéressante. Ça joue le maintien. C’est important, quand tu commences, de voir comment ça se passe en bas de tableau, comment ça marche, comment ça fonctionne… C’est très formateur de jouer des matchs sous pression. Après, tout se passe bien : les entraînements, l’intégration a été facile… C’est toujours un plaisir et un privilège, à mon avis, lorsqu’on a la chance de pouvoir vivre de sa passion. Donc c’est une très bonne première année pour moi avec pas mal de matchs disputés.

 

« Ce n’est pas parce qu’on fait moins de 100 kilos… »

 

Être appelé pour cette rencontre capital, c’est aussi un signe…

Oui, c’est sûr. Je suis content de faire partie du groupe pour l’un des matchs les plus importants de la saison. Après, il faut faire ses preuves chaque week-end, c’est ce que j’essaye de faire depuis le début, notamment depuis que Marc (Delpoux) est arrivé. Donc oui, je suis content, j’essaye de continuer de progresser pour enchaîner chaque week-end.

Quel secteur t’efforces-tu de travailler ?

Il faut que j’arrive à progresser sur les ballons offensifs. Arriver avec un meilleur timing, notamment près du 10, du 9… Pour amener un peu plus à cette équipe au niveau offensif, sur les impacts, les duels gagnés. Ce sont des choses à travailler. Ensuite, ce qui est plutôt mon point fort – la défense, le plaquage -, il ne faut surtout pas relâcher sur ça. Continuer à mettre l’équipe dans l’avancée et donner le tempo grâce à une bonne défense.

En tout cas, tu démontres qu’on peut être un avant sans avoir un gabarit hyper imposant…

Oui, je me bats avec ça depuis 10 ans maintenant. C’est toujours difficile… Quand on me voit arriver, on ne se dit pas forcément que celui-ci va nous faire du bien ou qu’il peut être utile à l’équipe… Mais j’essaye de démontrer que c’est pas parce qu’on fait moins de 100 kilos et qu’on ne fait pas 2 mètres, qu’on ne peut pas apporter dans les déplacements, l’envie ou l’agressivité.

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